30.01.2012
Paul Mc Carthy, Quarante ans d’art
Petite envie de vous en montrer plus, toujours plus sur son travail, découvrez cette succession de photographies vous présentant des œuvres en tous genres ! Je vous laisse apprécier et partager l’univers de cet artiste qui je l’espère vous aura étonné, dégoûté, choqué et même bluffé mais en tout cas fait réagir dans ses prestations. Retour sur plus de quarante années de productions, multipliants les moyens d’expressions, matériaux, thèmes…*
Paul McCarthy, Grand Pop 1977, Los Angeles California, 1977

Paul McCarthy, Bossy Burger, 1991
Paul McCarthy Cultural Gothic, 1992
Paul McCarthy, MoCA Man, 1992
Paul McCarthy , Appearance of Innocence , 1994

Paul McCarthy, Boy, 1994
Paul McCarthy, Tomato Head, 1994 D. Daskalopoulos Collection

Paul McCarthy, Masks, 1994
Paul McCarthy, Bunkhouse, 1996
Paul McCarthy, Apple Heads on Swiss Cheese , 1997
Paul McCarthy, Michael Jackson , 2001

Paul McCarthy, Gray Ghost, 2001

Paul McCarthy, Caribbean Pirates, 2001-05

Paul McCarthy, Dick Eye , 2002
Paul McCarthy, Jack , 2002

Paul McCarthy Blockhead 2003, Tate Modern, London
Paul McCarthy , Gold butter dog 1, 2003

Paul McCarthy, Billy Club, 2005

Paul McCarthy , Brancusi Tree (gold), 2007

Paul McCarthy, Santa Butt Plug, 2007

Paul McCarthy, Apple Tree bo Apple Tree Girl, 2010
21:09 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Colaboration Paul McCarthy et Mike Kelley.

Mike Kelley & Paul McCarthy, Secession, 1998 ,Photo de Jan Madsen
A partir de 1996, McCarthy collabore avec Mike Kelley . Ils réalisent ensemble des performances, des installations et des projets multimédias qui donne lieu à « Sod and Sodie Sock Comp O.S.O. » en 1998 par exemple.
Né en 1954 à Wayne, Mike Kelley est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes de l’art contemporain.Tout comme Paul McCrthy, il multiplie les formes d’expression : performance, danse, théâtre, cinéma, vidéo, musique... Il travaille avec des animaux empaillés, des bannières et des tapis, mais aussi des dessins et divers objets.
« Sod and Sodie Sock Comp O.S.O. » présente des images choquante et de régression utilisées comme outils de réflexion sur la société en générale, nord-américaine en particulier.
10:15 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
27.01.2012
Paul McCarthy renouvelle Henry Moore
« Henry Moore, Bound to fail » est une sculpture réalisée en 2004 par Paul McCarthy. Henry Spencer Moore, né en 1898 et mort en 1986, était un sculpteur britannique. La forme récurrente dans son œuvre est la silhouette étendue et percée que l’on retrouve dans cette œuvre de Paul McCarthy. La statue renvoie donc non seulement dans sa forme à Henry Moore mais aussi dans le lieu où elle est exposée à Londres. En effet, elle est placée juste en face de la sculpture d’Henri Moore. Il est vrai que l’on a du mal à retrouver l’humour sarcastique et le côté provocateur de notre artiste dans cette œuvre toute en rondeurs et douceur. Mais , en réalité , il reprend juste sa première sculpture en plâtre, Henry Moore bound to fail réalisé en 1959 .
10:37 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Paul McCarthy : Homme aux multiples talents
Au-delà de ses talents de performeur et d’artiste créateur d’œuvre d’art, Paul Mccarthy dessine. On savait qu’à partir de 1969, McCarthy a suivit des cours de peinture à l’Art Institut de San Francisco et qu’il a commencé sa carrière en peignant mais l’on ignorait ses dessins. Il a même exposé ses dessins dans une exposition à New Yoek intitulée White Snow . Vous y reconnaîtrez sans doute les grands figures de Disney. Je vous laisse donc découvrir ces petits croquis de recherches et dessins très intéressants.

Paul McCarthy GAP, 2009. 325,1X292,1 cm , New York. 





Dessins , exposition White Snow , 2009
08:58 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Ironie, dérision, caricature sont les maîtres mots de Paul Mac Carthy.

C’est en 1997 que Paul Mc carthy réalise Michael Jackson and bubbles. Cette reproduction d’une des plus grandes célébrité du monde et de son singe vous rappel quelques chose ? Evidement l’œuvre de ce même nom Michael Jackson and bubbles de Jeff Koons. Est-ce innocent ? Bien sur que non, avec Paul McCarthy tout est prémédité, réfléchi et calculé. Il réalise ici une caricature à la fois de Michael Jackson mais aussi de la sculpture de Jeff Koons en agrandissant les dimensions de la tête, des mains ou des pieds. En formant ce personnage disproportionné, Paul Mccarthy perverti les éléments culturels et les mythes américains.
08:41 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Bush : Figure emblématique du travail de Paul Mccarthy
Parmi les œuvres les plus provocantes de son travail, celle qui touche l’ancien président américain Bush atteint un très bon score ! Œuvre plutôt cinglante et grinçante, vive la liberté d’expression !
Gros plan et dérision de la société américaine, il réalise ici une mécanique complexe présentant l'ancien président des Etats-Unis pénétrant (avec le petit déhanchement) des cochons, et ce deux fois. Intitulé Mechanical Bush Pig, il lui aura fallu six ans pour l’aboutir (2003-2009). S’articulant d’une façon très sexuelle, Paul McCarthy flirte avec le trash et choque. Que cet œuvre vous choque, soit, ce que l’on ne peut pas reprocher à l’auteur, c’est sa franchise. Paul McCarthy est explicite, il va droit au but. Pas de détournement lorsqu’il critique, il ose sans aucunes limites. Il partage une fois de plus avec son public son sens de la provocation, de l'humour et de l'ironie féroce.
08:38 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Une étude approfondie de forme.
Le travail artistique de Paul Mccarthy a beaucoup évolué. Au départ, il remplace ses peintures par des performances puis ses performances par des sculptures mécaniques. Mais il ne s’arrête pas là, à côté de ça il réalise des sculptures aux formes répétitives. On pourrait se demander pourquoi le travail de Paul Mccarthy fait souvent appel à des sources d’inspiration récurrentes: Bush, les plugs, les cochons … En réalité, il passe son temps à étudié une forme, la déconstruire, la reformer et même lorsque son étude semble fini il continu car il fait avancer sa pièce. La forme est en évolution permanente. Dans cette mécanique datant de 2005 intitulée mechanical Pig, Paul McCarthy réalise d’une façon très réaliste un cochon ( sujet que l’on peut retrouver dans Pig Island par exemple ) qui respire.
08:34 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
La mort, La vie, L'art et L'économie... Damien Hirst
Ne vous êtes vous jamais demandez quel prix vaut telle ou telle œuvre ? Quelle place occupe l’argent dans le marché de l’art ? Ou bien même quel est le lien entre l’art et l’économie?? Je vous présente alors l’œuvre la plus onéreuse jamais produite. Il s'agit du moule d’un crâne humain du XVIIIe siècle auquel on a rajouté une dentition humaine et que l'on a agrémenté de 8600 petits diamants et d'un diamant plus important sur le front. Soit en tout 1106,18 carats. Damien Hirst a dépensé près de 20 millions de dollars pour la financée. For the Love of God datant de 2007 s’est rapidement vendue pour 100 millions de dollar
Mais qui est cet artiste ?
Damien Hirst est un artiste anglais de 46 ans. Il a dominé la scène de l'art britannique dans les années 1990 en tant que membre du groupe des Young British Artists (un ensemble de jeunes artistes contemporain britanniques). Ses sujets de prédilection ? L’art, la vie et la mort. Thèmes inévitables, on les retrouve dans une série d’œuvre constituée de cadavres d'animaux plongés dans du formol.
La symbolique de cette œuvre ?
Serait-ce une énième réflexion sur la vie et la mort ? Certainement, l’allusion est explicite. Il rajoute à ce questionnement un aspect lucratif saisissant. Ce lien entre la mort et la richesse peut choquer. Est-ce une critique de l’homme et de sa vanité ? Une analyse de la place de l’argent dans notre société aujourd’hui ? Un questionnement sur la valeur de la vie ? De nombreuses interrogations restent en suspens… A vous de vous faire votre propre opinion.

08:29 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
Retour sur Huang XIAOPENG exposant au FRAC de Carquefou.
Zoom sur cet artiste chinois et son œuvre « Nous avons ouvert le sud de certaines terres en friche stupide comme toujours nous devons rentrer à la maisons à la terre », 2011. Huang XIAOPENG fait parti de ces 6 résidents chinois du FRAC ayant exposé ces deux derniers mois. Agé d’une cinquantaine d’années, il est le résident le plus âgé et celui qui a le plus d’expérience. Ayant vécu une dizaine d’années à Londres, sa vision mélange la culture chinoise à celle de l’occident.
Il s’agit d’une quinzaine de couteaux assemblés avec des clubs de golfs, le tout pouvant faire penser à un monticule d’insectes, de libellules ou d’oiseaux s’étant écrasé sur un mur. Sur le pan de ce mur, l’œuvre par sa dimension et son jeu d’horizontalité attire l’œil. A l’origine de cet œuvre, un jeu de mots qui me rappel à sa façon le téléphone arabe. A partir d’une phrase tirée d’un poème chinois, Huang XIAOPENG s’est amusé à la traduire sous toutes les langues pour obtenir une suite de mots sans aucun sens qu’il a mit en œuvre. Par ce procédé, il nous questionne sur la signification et le sens des mots, leurs effets sur nous et sur notre compréhension. Mélange de culture chinoise et occidentale, il parle des effets néfastes de la mondialisation et des effets commerciaux. C’est donc dans une petite brocante qu’il tombe sur ces clubs de golf à un prix dérisoire. Dérouté par le prix d’un objet valant de l’or dans son pays, il dénonce à travers son oeuvre sa surprise et sa peine.
A la fois poétique, élégante et délicate, cette œuvre plantée dans le mur à un côté grinçant et violent étonnant. Entre apparence et signification, la légèreté qui transparaît dans cette œuvre s’éteint derrière l’agressivité de ces couteaux enfoncés dans le mur. Mixité de sentiments et sensations, nous ne pouvons pas passé à côté de son ombre qui se projette et qui s’étire avec grâce sur un mur blanc. A travers cette œuvre poignante, Huang XIAOPENG se définit, se libère et s’extériorise.
08:24 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
16.01.2012
Spagetti Man, 1993
21:03 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
07.01.2012
Sylvain Lang : une touche particulière
C’est dans cette même galerie XinArt de la Rochelle que j’ai pu découvrir ses œuvres. Sylvain Lang, artiste né en 1965, il vit et travaille aujourd’hui à Nancy. J’ai pu confronté deux de ses thèmes : celui de la vie quotidienne avec des œuvres représentant des élèves de troisièmes ou des personnages en boite de nuit et un autre beaucoup plus profond et risqué : la religion. A une époque où les œuvres sur la religion sont beaucoup plus rare, Sylvain Lang réalise « La pièta » et « Joseph et Marie », des sujets qui ne prêtent pas à confusions. Avec une touche très singulière, j’ai apprécié ses peintures. Cependant j’ai trouvé beaucoup plus intéressant ses tableaux religieux où le caractère de l’artiste est beaucoup plus marquant. Traités d’une façon beaucoup plus singulière et personnelle. Subtile mélange de choix chromatiques particuliers et de composition originale. Le cadrage coupe Marie en son milieu, celui de la Piéta est plus large. Marie et Joseph sont vêtus de vêtements contemporains où seules leurs auréoles permettent de les identifier. Alors que le corps de Jésus, représenté par un aplat couleur chaire, est inidentifiable dans La Piéta. Alors qu’il bouleverse les conventions habituelles d’un tableaux religieux en s’appropriant les scènes religieuses, je trouve, et ça ne tient qu’à moi, que ses autres toiles manquait d’individualité.

20:12 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Jef aérosol pochoiriste urbain de talent

Lors d’une petite escapade à la Rochelle, j’ai pu apprécié dans la galerie XinArt le travail de ce pochoiriste très connu Jef Aérosol. De son vrai nom Jean-François Perroy, Jef Aérosol est né à Nantes en 1957, et est issu de la première vague de "street art" des années 80. Inspiré par les pochettes de vinyles ou les photographies plutôt que les chefs d’œuvres de la peinture comme ceux de Raphael ou Vinci, on reconnaît ses grafs par l’intégration de flèches rouges. Grand pochoiriste de talent à la manière de Banksy, c’est donc sur du carton et sur une toile que j’ai pu admirer ses réalisations. Je trouve son art de très grande qualité, les traits de ses personnages sont tellement réussis que l’on y verrai presque de l’émotion dans leurs regards. La technique est stupéfiante aussi, chaque petit détail y est représenté, le graphisme est net et concis à se demander s’il s’agit bien d’une œuvre au pochoir. Alors que la toile était magnifique, les œuvres sur le carton à demi déchirées étaient d’autant plus représentatives d’un travail de street art.
Pour voir d’avantage de ses réalisations je vous conseille son site : http://jefaerosol.free.fr/ où celui de la galerie : http://www.xinart.fr/artiste-jef-aerosol.html
20:08 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Chair with butt plug : humour et provoc’
Une grande dose d’humour associée à un esprit un tantinet provocateur et salace et l’on obtient ces œuvres de Paul Mc Carthy qui nous font sourire mais à en choquer nos grand mères. Dans "Chair with butt plug" de 1978, on y retrouve tout l’esprit décalé de son auteur. A sa manière Paul Mccarthy, réalise ici un assemblage de deux objets existants pour créer une œuvre d’art surprenante : une chaise surmontée d’un plug. De quoi donner une petite envie de s’asseoir à son public!
20:04 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
« Le grand ennemi de l'art, c'est le bon goût. » Marcel Duchamp

Peut on parler d’art dans un blog si l’on ne rédige pas un court article sur Marcel Duchamp, cet artiste français naturalisé américain de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Marcel Duchamp fait partie de ce petit nombre d’artiste devenu référence dans le monde de l’art par les bouleversements et questionnements qu’ils ont apportés. Je passerai sur sa vie, son existence et me contenterai de vous rappelez trois de ses œuvres qui font de lui ce personnage international ayant exercé une influence majeure sur l'art contemporain.
Son « Nu descendant un escalier » peint en 1912 fait partie de ses œuvres les plus connus bien qu’il fit scandale lors de son exposition à l'Armory Show de New York. Lorsque l’on parle de nus on s’attend à la Vénus d'Urbino de Titien mais certainement pas à un tableau ou le corps est représenté sans courbes à la manière d’un quadrillage aux lignes brutes. La notion de mouvement y est identifiable : la femme descend les marches comme un film au ralenti. Ce tableau annonce les courants à venir.
C’est son œuvre la plus controversée : La Fontaine de 1917 qui marquera les esprits. Cet urinoir industriel, signé « R. Mutt 1917 » fut refusé lors de la première exposition de la Société des artistes indépendants de New York en 1917. C’est avec cet œuvre que Marcel Duchamp initiera le 'ready-made', attitude qui consiste à hisser un objet manufacturé au rang d'oeuvre d'art par le seul choix de l'artiste.
Sa reproduction de la Joconde ornée de moustaches, d'une barbiche et gratifiée de l'inscription L.H.O.O.Q. (à prononcer à voix haute) est une de ses œuvres les plus osées. Réalisé en 1919, il s'agit au départ d'une simple carte postale . Enième ready-made, Marcel Duchamp réussit à parodier le tableau le plus connu au monde avec humour et talent.
Provocateur très réfléchi, initiateur aux multiples talents, Marcel Duchamp marquera autant l’art que les esprits. Et, c’est en questionnant l’art avec si peu de moyens que Marcel Duchamp triomphe.
20:00 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
Décès de John Chamberlain
En cette période de l’année rimant avec folies en famille et excès entre amis, je vous annonce la mort de cet artiste que vous ne connaissez peut être pas et pourtant connu pour ses œuvres composées de voitures : John Chamberlain. Né en 1927 à Rochester, c'est à l’âge de trente ans qu'il réalise sa première sculpture à base de débris d'automobiles.Le travail artistique de Chamberlain échappe aux classifications, parfois considéré comme partisan du pop art, on lui attribut aussi un penchant pour l’expressionnisme abstrait.
Avec ses grandes sculptures, composées de pièces d’automobiles compressées et modelées, il peut nous faire penser aux œuvres de César Baldaccini, cet artiste français connu en autre pour son oeuvre Compression de 1960. Aux couleurs vives, ses œuvres diffèrent de celles de César non seulement par leurs techniques mais aussi pour le concept du créateur. Alors que César questionne la société de consommation en rendant inutilisable un objet utile, John Chamberlain, lui, explore la matière et exclu toute critique sociétaire. Je rends donc un dernier hommage à cet artiste américain, qui avec une autre vision de l’automobile a réussi à l’édifier comme œuvre d’art.
19:55 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
De l’art derrière les barreaux
Le château de la Gobinière expose en ce moment, les créations de détenus de l’Etablissement pénitencier pour Mineurs d’Orvault. Là bas, vous pourrez découvrir des personnages en tous genres, des lampes, mais aussi des sculptures plutôt abstraites constituées d’une monticule de réveils et tous ça à partir de métaux de récupération comme des chaînes de vélos, des pièces de mobylettes, des rouages, des disques de freins, des éléments de meuleuses…
Certaines sculptures pourront presque vous faire penser à des réalis
ations africaines avec leurs masques singuliers alors que d’autres à des oeuvres très contemporaines. On peut y voir une similitude avec le travail de Jean Tinguely et son Chaos de 1975 ou son Redwheel de 1985.
Le fond comme la forme sont deux éléments très intéressants de cette exposition. En effet, les réalisations peuvent nous surprendre par leurs ingéniosités et leurs imaginations mais les créateurs eux-mêmes peuvent nous dérouter. Ni artistes, ni connaisseurs, ils réalisent des œuvres très percutantes.
Je trouve ce travail très intéressant dans le fait qu’il permet aux jeunes détenus de s’extérioriser, de découvrir l’art et une approche du travail du métal. Après de longues heures de travail les jeunes peuvent se sentir valoriser dans un milieu qui ne le permet pas.

19:50 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Don Mccullin : témoin d’un monde que l’on ne voit pas.

J’ai choisi de vous présenter cette photographie crue et sans compromission. Dans ce portrait photographique en noir et blanc datant de 1968 et réalisé au Biafra, Don Mccullin, photographe anglais né en 1935, atteste, une fois de plus de cette misère du monde qui lui fera sa réputation. Une grande impression de désespoir et d’affliction ressort de cette photo. Le regard de la femme, expression de douleur et de souffrance nous touche et nous culpabilise à la fois. Le jeu d’ombre et de lumière dessine et souligne le faible corps de la femme en sous-nutrition ainsi que celui de son enfant. L’atmosphère morose de la scène est d’autant plus véhiculée par ce partage entre la mère et l’enfant par le biais de l’allaitement. En effet l’image de ce nourrisson qui tente d’obtenir du lait du sein altéré de sa mère est pénible. Cette forme d’héroïsme dans cette femme aux traits fatigués ainsi que la vulnérabilité de son enfant me fascine et m’attriste à la fois. Nous avons tous un jour ou l’autre été confronté à ce genre d’image, à la fois choquante et gênante. Seulement, voici plus de 40 ans que cette photographie a été prise et elle est toujours d’actualité…
19:43 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
12.12.2011
« Sois naturel, sois toi-même », et si c’était si simple
« Sois naturel, sois toi-même » est le nom donné à l’exposition présentant les productions de 6 artistes chinois invités en résidence au Frac depuis le 19 septembre. Être naturel et fidèle à ses principes s’avère difficile pour des artistes où l’intégrité intellectuelle de création et la liberté individuelle sont menacées. Ainsi, les ateliers du FRAC leurs ont proposé un travail en résidence pour se retrouver face à soi, avec du temps et de l'espace. C’est pourquoi, la nature revient de manière inhérente dans cette exposition. Lorsque ce ne sont pas du bois éparpillé sur le sol, des vidéos où l’homme et la nature sont en symbiose, des toiles où la nature est maîtresse, ce sont des photographies de paysages qui envahissent le FRAC.

Il y a parmi ces créations une œuvre de Duan Jianyu qui me laisse perplexe : Une paire de chaussures pour femme, dont la semelle du talon se détache pour laisse un emplacement réservé à une mini palette de peinture et des pinceaux. Cette œuvre serait-ce un moyen dont l’artiste à trouver pour exprimer l’oppression dans son pays ? Je trouve cette image belle et réfléchie. Parmi la vingtaine exposée, une réalisation de Kan Xuan présentant des bocaux de purée d’origine chinoise m’a fait penser à l’œuvre de Wharol ( « Campbell's soup cans » ). Critique beaucoup plus explicite d’une société de consommations où les contraintes sociales sont imposées.J’ai apprécié l’étendu de bois taillé en pointe de Yang Xinguang. Œuvre très poétique et imagée qui engage à chacun une explication personnelle. Pour moi, j’y ai vu un monde où la nature modifiée par l’homme peut blesser.
Merci à Jiang Pengyi, Duan Jianyu, Yang Xinguang, Huang Xiaopeng, Yang Guangnan et Kan Xuan pour avoir partager avec nous des œuvres singulières sans limites.
21:21 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Elsa Tomkowiak envahie l’espace

Du 19 novembre au 22 janvier, dans la petite salle Mario Toran, au FRAC des pays de la Loire sont exposées 3 œuvres de Elsa Tomwiak. Elsa Tomwiak est une artiste plasticienne diplômée de l'Ecole Nationale d'Art de Dijon. Ce qui la caractérise ? Avant tout la couleur .Le choix de sa palette chromatique est intéressant par sa vivacité et l’énergie qu’elle transmet. Son travail vibre et se vie. Il se caractérise par des rythmes colorés qui habitent les lieux où elle expose. Ce ne sont pas des toiles qui sont peintes comme habituellement mais directement les murs ce qui façonnent une œuvre de très grandes ampleur. Tape à l’œil, son travail envahi l’espace. Ici dans cette pièce du FRAC nous sommes tels des insectes devant l’énormité du travail de l’homme. Le choix des couleurs a un impact sur l’homme, ses couleurs nous excitent et nous stimulent par leurs éclats. Au-delà de ces œuvres qui s’installent dans l’espace, cette artiste rayonnante réalise un travail plus sculptural avec des matériaux tels que le carton. Mais ici, c’est avec du placoplâtre et des rails métalliques qu’elle déploie son accumulation de couleurs chatoyantes. Nous pouvons aussi apercevoir sur un pan de mur, une œuvre beaucoup plus petite, si petite par rapport aux autres que l’on pourrait presque passer à côté sans la remarquer. Et, pourtant, elle n’est pas inintéressante ! Avec un travail de feuilles plastiques et de couches de vernis à ongles, Elsa Tomwiak joue sur la profondeur et les impressions.
Un envie d’œuvre haute en couleurs ? D’en avoir plein la vue ? Direction le FRAC !
Pour avoir un autre petit aperçu de son travail : http://www.francetv.fr/culturebox/elsa-tomkowiak-restructure-lespace-par-la-couleur-25315
21:17 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
08.12.2011
Le ketchup : plus qu’un condiment
En plus de l’abus du ketchup dans ses œuvres, Paul McCarthy met en avant ce condiment, réflexion de la société américaine. La bouteille de ketchup est l’un des objets récurrents dans le travail de Paul McCarthy. On peut le remarquer dans « Daddies Tomato Ketchup » (taille réelle) de 1992 ou (gonflable) réalisé en 2007 et dans « Sandwich ketchup » de 1970. Ainsi, on croise cette fameuse bouteille comme une œuvre d’art publicitaire à la manière des boîtes de soupes Campbell's chez Warhol, ou comme représentation surdimensionnée dans le style de Claes Oldenburg avec « Corridor Pin » ou de «Chothes Pin ». Mais aussi dans des œuvres aussi étranges que« Sandwich ketchup » représentant une superposition de plaque de verre séparée par une couche de ketchup.

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Chocolate Santa 2007 : Idée cadeau de Noël
En cette période de Noël, j’ai eu envie de vous présenter une œuvre goûtée de notre artiste. Ce chocolat représentant le père noël tenant dans ses mains un plug (jouet sexuel destiné à être mis dans l’anus) était réalisé durant la période de Noël 2007 par l’entreprise Peter Paul Chocolates LCC suite à la demande de Mccarthy. Bourré de cynisme et de sarcasme, Paul Mccarthy s’en prend une fois de plus aux héros des enfants avec ici le Père Noël : symbole de l’innocence enfantine. Au-delà de cette réalisation qui peut nous faire sourire, Paul Mccarthy soulève encore les questions sur l’économie de l’art. Avec « chocolate Sant », Mccarthy rompt volontairement les frontières entre l’art et le commerce. Comme Duchamps et son ready-made, Paul Mccarthy n’est pas producteur de son œuvre juste l’initiateur. En cette période de l’année, apogée de la consommation, Paul Mccarthy parodie une fois de plus la société de masse avec tout l’humour qui lui est propre. Et si l’on réfléchissait aussi aux charges symboliques que donne l’artiste aux aliments. Ketchup pour le sanf, mayo pour le sperm. Généralement assimilé au fluide corporel, que devons nous penser devant cet emploi du chocolat ?
Il a aussi réalisé ce père Noel avec son plug en bronze noire patiné mesurant plus de 6 mètres et présenté à Roterdam, un peu comme ces oeuvres gigantesques de Jeff Koons.
Joyeux Noël … et Bon appétit
20:42 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
28.11.2011
Complex shit , 2007 : une bouse controversée.
Complex shit est une monumentale crotte de chien gonflable haute de 15 mètres réalisée en 2007. Elle fut temporairement exposée au Zentrum Paul Klee en Suisses . Ironie du sort la crotte sensée être solidement ancrée dans le sol s’est envolée à la suite d’une tempête pour retomber 180 mètres plus loin dans la cour d'un foyer d'enfants.
Consternation ? Aberration ? Réflexion ? Certains pourront se demander en quoi une mer*e est une œuvre d’art puisqu’elle est tout l’antonyme de l’esthétisme. Mais je ne vais pas m’engager dans un long débat philosophique traitant sur l’art, son utilité et l’esthétique. Ce que je pense, et cela ne tient qu’à moi, c’est que l’art au-delà de son esthétisme permet à l’artiste de s’extérioriser. De plus, le beau n’a pas de référence universelle, il dépend des goûts et des couleurs. L’œuvre d’art n’est pas nécessairement esthétique, elle se doit d’interpeller et de faire réfléchir ses observateurs. Ici, Paul Mccarthy n’aurait il pas tenté de bousculer la définition même de l’œuvre d’art à la manière de Duchamp et son urinoir ? Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? De plus, si personne n’osait bousculer les codes et conventions de l’art, nous en serions encore aux œuvres moyenâgeuses. Ne faut-il pas bouleverser les codes pour explorer d’autres arts et nous questionner ? Faut-il fatalement prendre l’art au sérieux ? Ici et encore une fois, Paul Mccarthy nous permet de sourire voire même de rire devant l’art : chose rare.
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Paul Mccarthy : un deuxième Otto Muehl ?
Certains verront une similitude entre le travail de notre artiste Paul Mccarthy et cet actionniste viennois : Otto Muehl.
Mais qui est Otto Muehl ?
Cofondateur et membre important des actionnistes viennois, il est le premier artiste à avoir mis en scène l’acte sexuel. Son véritable objectif est la provocation. La doctrine d'Otto Muehl est que tout le mal vient de la "petite structure familiale" qu'il faut à tout prix casser. Son utopie joue contre lui, il est condamné à sept ans de prison pour « actes délictueux envers les mœurs » et non respect de la législation sur les drogues.
Certains idéaux sont semblables, ils ont la particularité de transformer les pulsions de l’homme en art. Ils traitent de notre côté sombre sans les tabous imposés par notre société. Ils parlent de sexe d’une façon libre et franche, ils critiquent la société qui embellie la vie et la fausse. Tous deux impliquent le corps dans leurs travaux et réalisent des performances. Tous deux jouent avec les aliments pour représenter le sperme ou le sang… Seulement d’autres points les divergent et les font évoluer dans des arts différents. Alors que Otto Muehl traite de l’acte sexuel entre l’homme et la femme, le travail de Paul Mccarthy est plus centré sur le pénis.
Personnellement, j’ai une préférence pour Paul Mccarthy qui reste plus décalé et qui a une approche plus parodique et humoristique du monde. Otto Muehl est comme la plupart des actionnistes viennois plus trash, trop cru, proche du gore. Le travail de Mccarthy est traité sans tabou mais d’une façon qui ne me repusse pas.
Pour en apprendre toujours plus je vous conseille : http://www.ubu.com/film/muehl.html

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Hot Dog, 1974 : Entre dégoût et éclat de rires

Souvent dans l’excès le travail de Paul Mac Carthy explore les limites de l’homme. Tendance scato et pervertique, il se met en scène et teste son organisme. Dans une performance intitulée Hot Dog de 1974, Paul Mccarthy se remplit la bouche de hot dog jusqu’à se faire vomir. Il utilise souvent le ketchup pour représenter le sang, la mayo pour le sperme, des saucisses pour les excréments. Le sexe et l'alimentation ne sont pas des sujets choisis au hasard simplement pour provoquer (bien qu’il adore ça), ils dénoncent la culture de masses. Dans cet œuvre on peut voir un lien avec l’engouement Mc Do. Avec une critique qui porte à la fois sur la domination du style Nord américain et donc de la standardisation des modes de vies mais aussi sur le côté néfaste de la bouffe Mc Do sur l’homme : l’obésité, l’ addiction de la junk food (malbouffe). Ici, Paul Mc Carthy pousse à l’extrême la critique en allant jusqu’au vomissement . Entre dégoût et éclat de rires, il partage avec son public sans limites sans frontières.
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YaYOI KUSAMA : La folie des pois
A la fois charmant, bluffant et inquiétant, le travail artistique de Yayoi Kusama fascine et surprend. Né 1929 dans la province de Nagano au Japon, son art est marqué par une vision hallucinatoire qu’elle a eu à l’age de 10 ans. Dès lors, elle répétera à l’infinie des signes tels que les pois. Art obsessionnel, elle est considérée comme l’une des précurseurs du pop art et de l’art environnemental. Son obsession ne l’empêche pas de travailler sur divers supports : les corps, les vêtements, les espaces, les objets, tout en variant les couleurs, les tailles, les atmosphères, les matériaux et éclairages. De santé mentale fragile, elle vit dans un établissement de soins psychiatriques depuis 1977, ce qui ne l’empêche pas d’exposer dans de nombreux pays.
Commenter son travail par le biais de photographie n’est pas évident. Un espace en 3D véhicule des émotions qu’une photographie ne peut partager. J’aime l’idée de retranscrire une obsession, une folie par un art. J’apprécie aussi ses délires kaléidoscopiques, qui nous subjuguent par son ampleur. J’aimerais vraiment avoir l’occasion de me retrouver dans un de ses espaces et découvrir de nouvelles sensations ? Serais-je émerveillée, déçue , Fascinée ? Serais-je touchée par l’univers de ce personnage hors du commun ? Quelles questions me viendront à l’esprit ? Serais-je tourmentée ? Tant de questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Je pense que son travail se vit plutôt qu’il ne se regarde pour partager sa folie.
Petit tour d’horizon sur son travail hypnotique : http://www.dailymotion.com/video/xlover_yayoi-kusama-du-10-octobre-2011-au-9-janvier-2012_creation
18:04 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)










