27.01.2012
Retour sur Huang XIAOPENG exposant au FRAC de Carquefou.
Zoom sur cet artiste chinois et son œuvre « Nous avons ouvert le sud de certaines terres en friche stupide comme toujours nous devons rentrer à la maisons à la terre », 2011. Huang XIAOPENG fait parti de ces 6 résidents chinois du FRAC ayant exposé ces deux derniers mois. Agé d’une cinquantaine d’années, il est le résident le plus âgé et celui qui a le plus d’expérience. Ayant vécu une dizaine d’années à Londres, sa vision mélange la culture chinoise à celle de l’occident.
Il s’agit d’une quinzaine de couteaux assemblés avec des clubs de golfs, le tout pouvant faire penser à un monticule d’insectes, de libellules ou d’oiseaux s’étant écrasé sur un mur. Sur le pan de ce mur, l’œuvre par sa dimension et son jeu d’horizontalité attire l’œil. A l’origine de cet œuvre, un jeu de mots qui me rappel à sa façon le téléphone arabe. A partir d’une phrase tirée d’un poème chinois, Huang XIAOPENG s’est amusé à la traduire sous toutes les langues pour obtenir une suite de mots sans aucun sens qu’il a mit en œuvre. Par ce procédé, il nous questionne sur la signification et le sens des mots, leurs effets sur nous et sur notre compréhension. Mélange de culture chinoise et occidentale, il parle des effets néfastes de la mondialisation et des effets commerciaux. C’est donc dans une petite brocante qu’il tombe sur ces clubs de golf à un prix dérisoire. Dérouté par le prix d’un objet valant de l’or dans son pays, il dénonce à travers son oeuvre sa surprise et sa peine.
A la fois poétique, élégante et délicate, cette œuvre plantée dans le mur à un côté grinçant et violent étonnant. Entre apparence et signification, la légèreté qui transparaît dans cette œuvre s’éteint derrière l’agressivité de ces couteaux enfoncés dans le mur. Mixité de sentiments et sensations, nous ne pouvons pas passé à côté de son ombre qui se projette et qui s’étire avec grâce sur un mur blanc. A travers cette œuvre poignante, Huang XIAOPENG se définit, se libère et s’extériorise.
08:24 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)

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