27.01.2012
La mort, La vie, L'art et L'économie... Damien Hirst
Ne vous êtes vous jamais demandez quel prix vaut telle ou telle œuvre ? Quelle place occupe l’argent dans le marché de l’art ? Ou bien même quel est le lien entre l’art et l’économie?? Je vous présente alors l’œuvre la plus onéreuse jamais produite. Il s'agit du moule d’un crâne humain du XVIIIe siècle auquel on a rajouté une dentition humaine et que l'on a agrémenté de 8600 petits diamants et d'un diamant plus important sur le front. Soit en tout 1106,18 carats. Damien Hirst a dépensé près de 20 millions de dollars pour la financée. For the Love of God datant de 2007 s’est rapidement vendue pour 100 millions de dollar
Mais qui est cet artiste ?
Damien Hirst est un artiste anglais de 46 ans. Il a dominé la scène de l'art britannique dans les années 1990 en tant que membre du groupe des Young British Artists (un ensemble de jeunes artistes contemporain britanniques). Ses sujets de prédilection ? L’art, la vie et la mort. Thèmes inévitables, on les retrouve dans une série d’œuvre constituée de cadavres d'animaux plongés dans du formol.
La symbolique de cette œuvre ?
Serait-ce une énième réflexion sur la vie et la mort ? Certainement, l’allusion est explicite. Il rajoute à ce questionnement un aspect lucratif saisissant. Ce lien entre la mort et la richesse peut choquer. Est-ce une critique de l’homme et de sa vanité ? Une analyse de la place de l’argent dans notre société aujourd’hui ? Un questionnement sur la valeur de la vie ? De nombreuses interrogations restent en suspens… A vous de vous faire votre propre opinion.

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Retour sur Huang XIAOPENG exposant au FRAC de Carquefou.
Zoom sur cet artiste chinois et son œuvre « Nous avons ouvert le sud de certaines terres en friche stupide comme toujours nous devons rentrer à la maisons à la terre », 2011. Huang XIAOPENG fait parti de ces 6 résidents chinois du FRAC ayant exposé ces deux derniers mois. Agé d’une cinquantaine d’années, il est le résident le plus âgé et celui qui a le plus d’expérience. Ayant vécu une dizaine d’années à Londres, sa vision mélange la culture chinoise à celle de l’occident.
Il s’agit d’une quinzaine de couteaux assemblés avec des clubs de golfs, le tout pouvant faire penser à un monticule d’insectes, de libellules ou d’oiseaux s’étant écrasé sur un mur. Sur le pan de ce mur, l’œuvre par sa dimension et son jeu d’horizontalité attire l’œil. A l’origine de cet œuvre, un jeu de mots qui me rappel à sa façon le téléphone arabe. A partir d’une phrase tirée d’un poème chinois, Huang XIAOPENG s’est amusé à la traduire sous toutes les langues pour obtenir une suite de mots sans aucun sens qu’il a mit en œuvre. Par ce procédé, il nous questionne sur la signification et le sens des mots, leurs effets sur nous et sur notre compréhension. Mélange de culture chinoise et occidentale, il parle des effets néfastes de la mondialisation et des effets commerciaux. C’est donc dans une petite brocante qu’il tombe sur ces clubs de golf à un prix dérisoire. Dérouté par le prix d’un objet valant de l’or dans son pays, il dénonce à travers son oeuvre sa surprise et sa peine.
A la fois poétique, élégante et délicate, cette œuvre plantée dans le mur à un côté grinçant et violent étonnant. Entre apparence et signification, la légèreté qui transparaît dans cette œuvre s’éteint derrière l’agressivité de ces couteaux enfoncés dans le mur. Mixité de sentiments et sensations, nous ne pouvons pas passé à côté de son ombre qui se projette et qui s’étire avec grâce sur un mur blanc. A travers cette œuvre poignante, Huang XIAOPENG se définit, se libère et s’extériorise.
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07.01.2012
« Le grand ennemi de l'art, c'est le bon goût. » Marcel Duchamp

Peut on parler d’art dans un blog si l’on ne rédige pas un court article sur Marcel Duchamp, cet artiste français naturalisé américain de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Marcel Duchamp fait partie de ce petit nombre d’artiste devenu référence dans le monde de l’art par les bouleversements et questionnements qu’ils ont apportés. Je passerai sur sa vie, son existence et me contenterai de vous rappelez trois de ses œuvres qui font de lui ce personnage international ayant exercé une influence majeure sur l'art contemporain.
Son « Nu descendant un escalier » peint en 1912 fait partie de ses œuvres les plus connus bien qu’il fit scandale lors de son exposition à l'Armory Show de New York. Lorsque l’on parle de nus on s’attend à la Vénus d'Urbino de Titien mais certainement pas à un tableau ou le corps est représenté sans courbes à la manière d’un quadrillage aux lignes brutes. La notion de mouvement y est identifiable : la femme descend les marches comme un film au ralenti. Ce tableau annonce les courants à venir.
C’est son œuvre la plus controversée : La Fontaine de 1917 qui marquera les esprits. Cet urinoir industriel, signé « R. Mutt 1917 » fut refusé lors de la première exposition de la Société des artistes indépendants de New York en 1917. C’est avec cet œuvre que Marcel Duchamp initiera le 'ready-made', attitude qui consiste à hisser un objet manufacturé au rang d'oeuvre d'art par le seul choix de l'artiste.
Sa reproduction de la Joconde ornée de moustaches, d'une barbiche et gratifiée de l'inscription L.H.O.O.Q. (à prononcer à voix haute) est une de ses œuvres les plus osées. Réalisé en 1919, il s'agit au départ d'une simple carte postale . Enième ready-made, Marcel Duchamp réussit à parodier le tableau le plus connu au monde avec humour et talent.
Provocateur très réfléchi, initiateur aux multiples talents, Marcel Duchamp marquera autant l’art que les esprits. Et, c’est en questionnant l’art avec si peu de moyens que Marcel Duchamp triomphe.
20:00 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
Don Mccullin : témoin d’un monde que l’on ne voit pas.

J’ai choisi de vous présenter cette photographie crue et sans compromission. Dans ce portrait photographique en noir et blanc datant de 1968 et réalisé au Biafra, Don Mccullin, photographe anglais né en 1935, atteste, une fois de plus de cette misère du monde qui lui fera sa réputation. Une grande impression de désespoir et d’affliction ressort de cette photo. Le regard de la femme, expression de douleur et de souffrance nous touche et nous culpabilise à la fois. Le jeu d’ombre et de lumière dessine et souligne le faible corps de la femme en sous-nutrition ainsi que celui de son enfant. L’atmosphère morose de la scène est d’autant plus véhiculée par ce partage entre la mère et l’enfant par le biais de l’allaitement. En effet l’image de ce nourrisson qui tente d’obtenir du lait du sein altéré de sa mère est pénible. Cette forme d’héroïsme dans cette femme aux traits fatigués ainsi que la vulnérabilité de son enfant me fascine et m’attriste à la fois. Nous avons tous un jour ou l’autre été confronté à ce genre d’image, à la fois choquante et gênante. Seulement, voici plus de 40 ans que cette photographie a été prise et elle est toujours d’actualité…
19:43 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
28.11.2011
YaYOI KUSAMA : La folie des pois
A la fois charmant, bluffant et inquiétant, le travail artistique de Yayoi Kusama fascine et surprend. Né 1929 dans la province de Nagano au Japon, son art est marqué par une vision hallucinatoire qu’elle a eu à l’age de 10 ans. Dès lors, elle répétera à l’infinie des signes tels que les pois. Art obsessionnel, elle est considérée comme l’une des précurseurs du pop art et de l’art environnemental. Son obsession ne l’empêche pas de travailler sur divers supports : les corps, les vêtements, les espaces, les objets, tout en variant les couleurs, les tailles, les atmosphères, les matériaux et éclairages. De santé mentale fragile, elle vit dans un établissement de soins psychiatriques depuis 1977, ce qui ne l’empêche pas d’exposer dans de nombreux pays.
Commenter son travail par le biais de photographie n’est pas évident. Un espace en 3D véhicule des émotions qu’une photographie ne peut partager. J’aime l’idée de retranscrire une obsession, une folie par un art. J’apprécie aussi ses délires kaléidoscopiques, qui nous subjuguent par son ampleur. J’aimerais vraiment avoir l’occasion de me retrouver dans un de ses espaces et découvrir de nouvelles sensations ? Serais-je émerveillée, déçue , Fascinée ? Serais-je touchée par l’univers de ce personnage hors du commun ? Quelles questions me viendront à l’esprit ? Serais-je tourmentée ? Tant de questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Je pense que son travail se vit plutôt qu’il ne se regarde pour partager sa folie.
Petit tour d’horizon sur son travail hypnotique : http://www.dailymotion.com/video/xlover_yayoi-kusama-du-10-octobre-2011-au-9-janvier-2012_creation
18:04 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
22.11.2011
Lary Clark : controverse et polémique

Plutôt curieuse, en quête de savoir et de nouveauté je suis interpellée dans un magasine par cet artiste que je ne connaissais pas. Lary Clark est un photographe et réalisateur américain né en 1948. Je vais vous parler de son travail photographique que je trouve très intéressant. Très controversé, le travail de ce photographe est cru et peut choquer. D’ailleurs son exposition à Paris l’année dernière était interdite au moins de 18 ans. Le sens et les intentions de l’artiste sont clairs : Dévoiler au public sans dissimulation les dérives de l'adolescence : il montre des jeunes faisant l'amour, se droguant ou jouant avec des armes. J’aime les œuvres qui me bouleversent, m’interrogent où me choquent. Très cru, direct et brut, on assiste directement à la violence, à la sexualité et à la mort. Je trouve son travail très percutant. De plus, je suis très sensible à l’esthétisme de ces photographies en noir et blanc. Je trouve que le choix du noir et blanc nous atteint plus, il nous questionne directement et cela me plait. Bien sur, je conçois que ces photographies peuvent heurter et déplaire mais on ne peut pas nier qu’elles dévoilent des vérités souvent inavouées.
20:43 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
02.11.2011
«Toute opinion est transitoire et toute oeuvre est permanente.» Man Ray

C’est en allant au musée d’histoire naturel lors de l’exposition du toucher que je me suis remémorer cette œuvre que j’ai eu envi de partager avec vous. Vous n’y verrez peut être aucun lien mais lorsque je suis passée dans ce couloir et que ces multitudes de mains m’ont caressé le corps j’ai pensé à la photographie Primat de la pensée sur la matière » de Man Ray datant de 1929 avec cette femme au corps nue étendue d’une façon très érotique sur le sol. Elle se caresse, se touche le sein. Endormie ou éveillée elle semble prendre plaisir… J’admire le travail de ce photographe, acteur du dadaïsme à New York, puis du surréalisme à Paris. Man ray joue avec la lumière, les ombres et les différents procédés photographiques telle que la solarisation. On peut aussi souligner le talent de Man Ray pour mettre en avant le velouté du corps des femmes et la sensualité de leurs postures. C’est le cas dans une photographie que j’adore « cou » (ou « anatomie ») de 1930 où il a suffi juste d’un détail d’une posture pour en deviner tout un plaisir charnel.
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27.10.2011
Un chien Andalou : Luis Bunel et Salvador Dali
Associé le talent d’un des meilleurs cinéastes du XXème Luis Bunel à celui d’un des peintres les plus connus et mémorables du surréalisme Salvador Dali pour obtenir un court métrage à la fois absurde et délirant représentatif du surréalisme pur : Un chien andalou.
Je ne m’attarderai pas à tenter de vous donner une interprétation ou une explication de ce court métrage aussi loufoque que fou, truffé d’images obscures et névrotiques. D’ailleurs pourquoi faudrait il toujours chercher à comprendre le sens d’un film, d’une œuvre ou d’une phrase ? Ne faut il pas seulement être bouleversé, choqué ou troublé pour le garder en mémoire ? Porté sur la psychanalyse nous rappelant Freud, Un chien andalou se compose d’une succession de rêves mit bout à bout. Pour vous donner un avant goût sachez que le scénario commence par l’image du réalisateur lui même sectionnant avec un rasoir l’oeil d’une jeune femme. Image ahurissante pour un film datant de 1929. Il se poursuit sur la surprenante apparition de fourmis que l’on retrouve d’ailleurs souvent dans les tableaux de Dali ( « persistance de la mémoire »(1931)) … Ici, la notion du temps est perturbé, il n’y a plus de logique. On peut y déceler un grand intérêt à la névrose, à l’inconscient, au côté sombre et inquiétant de chaque homme. Mais aussi l’image de la perversité et de la criminalité , notre soi libéré de la raison, nos pulsions dissimulées, notre folie … On peut noté une conception subtile de signes qui se superpose pour amener le spectateur dans l’univers de ces deux hommes . On traite des fantasmes et des pulsions de l’homme sans tabous. Le court métrage se termine, on a partagé une partie de leur intimité, de leur côté sombre et pervers. Remplis d’interrogations et d’incompréhensions, on retourne dans notre réalité où nos vices et côtés sombres se dévoilent seulement dans nos rêves.
Je vous conseille pour plus d’explication : http://eoran.com/unchienandalou/francais/index.php et un autre film naissant de cet même collaboration : L’age d’or :
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11.10.2011
ZOOM sur Anish Kapoor
Anish kapoor est un sculpteur, scénographe et plasticien contemporain britannique né en Inde en 1954. Jouant sur la matière et l’espace, il bénéficie d'une popularité internationale.
Vous dire que je trouve la totalité de ces œuvres attirantes serait vous mentir mais je ne peux pas nier que je les trouve captivantes par leurs monumentalités, leurs matières et leurs messages.
J’ai fait le choix de vous présenter, entre autres, cette installation monumentale « Svayambh » que j’ai vu il y a 4 ans au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Je me souviens bien de ce bloc de cire couleur sang glissant à travers le musée.
J’avais aperçu cette seconde installation «Cloud Gate» dans un film mais j’en ignorais jusqu’à aujourd’hui l’artiste. Je trouve cette sculpture très belle mais sa situation (dans le Millennium Park à Chicago) la rend d’autant plus intéressante.
Mais je pourrais aussi vous parler d’« Ascension », « Sky Mirror », « Marsyas » …
Ne pouvant vous présenter qu’un léger panel d’œuvre d’Anish Kapoor, je vous conseille de visiter son site : http://www.anishkapoor.com/
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01.10.2011
Un peu d'Artnalyse
Je vais tenter de faire de cette rubrique que l’on pourrait qualifier d’un peu « bateau », une vision inédite et pourtant nécessaire pour comprendre une œuvre, un artiste ou même un mouvement artistique. En effet, nous allons, ici décrire, analyser et tenter de déceler les secrets de tableaux, d’installations ou de performances. Nous verrons donc des œuvres tellement connus qu’elles peuvent sembler rébarbatives, des réalisations méconnues mais qui gagneraient à se faire connaître mais aussi des œuvres aux tendances loufoques, subversives, salaces ou indécentes. Je vous présenterais ma vision personnelle de ces œuvres que j’aime, où que je déteste, qui me touche ou me choque mais dans tous les cas ne me laissent pas impassible.
19:21 Publié dans Un peu d’Artnalyse | Commentaires (0)
