23.11.2011
Les arts aborigènes aux Château de la gobinière

Je me suis rendue ce week end à cette expo rendant hommage aux arts aborigènes. Ne connaissant pas les arts aborigènes, j’ai immédiatement voulu découvrir cette culture, et je n’ai pas été déçue. Pour ceux qui l’ignore, l’art aborigène désigne aussi bien l'art des Aborigènes d'Australie qui précédèrent la colonisation que celui d'artistes aborigènes contemporains encore influencés par leur culture traditionnelle vieille de 60 000 ans. Ainsi on peut voir dans l’expo des œuvres de très anciens objets et peintures comme d’autres de même pas dix ans.
Découvrir une culture à travers ses peintures, ses objets, est vraiment intéressante. Les œuvres sont belles et véhiculent une histoire et un sens. Les couleurs employées, leurs façons de peindre sont des petits éléments qui comptent beaucoup. Dans ce château au mur blanc, ces œuvres sont stimulantes, frappantes, bouleversantes. Recouvertes de points, de rayures, de cercles, de couleurs juxtaposées, les peintures ont un effet cinétique et optique impressionnant. La peinture nous envoûte, l’homme occidental est perdu. De plus à côté de chaque tableau se trouvait une petite fiche présentant l’artiste, son mode de vie, son histoire. J’ai vraiment apprécié découvrir un art différent de l’art occidental, de découvrir par la même occasion, une culture, une façon de vivre et de peindre différente. Je conseille à tous ceux qui aiment en apprendre chaque jour un peu plus sur les autres modes de vie cette très belle exposition.
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Faite le mur : Le street art
Et si nous continuons avec le street art et notamment le plus connu : le graff. Cet art plus ou moins réussit que l’on voit partout. Il y a d’ailleurs en ce moment au Lieu Unique, une expo intitulée « faire le mur » présentant ce style d’art qui suscite un grand intérêt au près des jeunes. Pour l’histoire, le graffiti naît aux États-Unis au début des années 60. À l’origine, il est utilisé par les gangs pour marquer leur territoire. C’est dix ans plus tard qu’il apparaît en Europe.
Ainsi, vous pourrez voir, des containers, des cabines téléphoniques, des panneaux, des murs, et même un bus recouvert de graff. Mais aussi des bombes, des objets insolites, des tableaux et vidéos. Si j’ai aimé ? Je dirais que j’ai apprécié la qualité de l’expo qui présentait un nombre impressionnant d’œuvres en tous genres. Seulement le fait de regrouper à l’intérieur d’une même salle un nombre important de réalisation trouble en partie la définition même du graff : un art de rue. J’aime découvrir dans la rue ces réalisations qui donnent plus de vie et de gaieté au lieu, c’est pourquoi j’aurais préféré une exposition à ciel découvert. Certains m’ont plu, d’autres moins mais la multitude de couleurs, l’ampleur des graffs allant jusqu'à plus de 5 mètres, l’abondance de formes et de dessins est impressionnante et bourrée de caractères. Le street art dégage une force, un état d’esprit mais aussi un mode de vie.

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22.11.2011
Le Yarn Bombing : Le nouveau street art

C’est en voyant à la télé ce nouveau mouvement d’art urbain que j’ai eu l’envie de le découvrir. Alors je me suis dirigée vers la ville la plus proche qui avait été Yarn bombé . Et oui, c’est le terme que l’on emploie pour ce mouvement qui couvre les rues de chute de tricots. Les "Knitta, Please " est le groupe venu de Houston à l’origine de cette mode. Il se positionne à l'intersection du fait main, de l'artisanat traditionnel et du Street Art. On parle même de ce mouvement comme du graffiti de rue. J’ai apprécié voir les arbres, vélos, boites aux lettres et même poubelles recouverts de tricots multicolores, petits pompons et autres laines. Ces tricots donnent une touche de gaieté à la ville luttant contre la morosité de la rue surtout à cette époque de l’année. L’influence de laine aux couleurs vives a un aspect réconfortant à la fois cocooning et enfantin. J’ai trouvé que cela donnait à la ville un aspect plutôt amusant et attractif. A voir et découvrir !
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Lary Clark : controverse et polémique

Plutôt curieuse, en quête de savoir et de nouveauté je suis interpellée dans un magasine par cet artiste que je ne connaissais pas. Lary Clark est un photographe et réalisateur américain né en 1948. Je vais vous parler de son travail photographique que je trouve très intéressant. Très controversé, le travail de ce photographe est cru et peut choquer. D’ailleurs son exposition à Paris l’année dernière était interdite au moins de 18 ans. Le sens et les intentions de l’artiste sont clairs : Dévoiler au public sans dissimulation les dérives de l'adolescence : il montre des jeunes faisant l'amour, se droguant ou jouant avec des armes. J’aime les œuvres qui me bouleversent, m’interrogent où me choquent. Très cru, direct et brut, on assiste directement à la violence, à la sexualité et à la mort. Je trouve son travail très percutant. De plus, je suis très sensible à l’esthétisme de ces photographies en noir et blanc. Je trouve que le choix du noir et blanc nous atteint plus, il nous questionne directement et cela me plait. Bien sur, je conçois que ces photographies peuvent heurter et déplaire mais on ne peut pas nier qu’elles dévoilent des vérités souvent inavouées.
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02.11.2011
«Toute opinion est transitoire et toute oeuvre est permanente.» Man Ray

C’est en allant au musée d’histoire naturel lors de l’exposition du toucher que je me suis remémorer cette œuvre que j’ai eu envi de partager avec vous. Vous n’y verrez peut être aucun lien mais lorsque je suis passée dans ce couloir et que ces multitudes de mains m’ont caressé le corps j’ai pensé à la photographie Primat de la pensée sur la matière » de Man Ray datant de 1929 avec cette femme au corps nue étendue d’une façon très érotique sur le sol. Elle se caresse, se touche le sein. Endormie ou éveillée elle semble prendre plaisir… J’admire le travail de ce photographe, acteur du dadaïsme à New York, puis du surréalisme à Paris. Man ray joue avec la lumière, les ombres et les différents procédés photographiques telle que la solarisation. On peut aussi souligner le talent de Man Ray pour mettre en avant le velouté du corps des femmes et la sensualité de leurs postures. C’est le cas dans une photographie que j’adore « cou » (ou « anatomie ») de 1930 où il a suffi juste d’un détail d’une posture pour en deviner tout un plaisir charnel.
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Découverte innatendue : Cédric Teisseire

Promenade au cœur du centre ville de Rennes, je tombe sur cette galerie où plutôt sur cet artiste et ses œuvres qui me plaisent. Cédric Teisseire , artiste et peintre depuis une quinzaine d’années, vit et travaille à Nice. Voilà tout à fait le genre de tableaux abstraits qui m’interpelle. Au-delà de l’esthétisme, Cédric Teisseire donne un sens à son œuvre. Il cherche le reflet de notre humanité et de notre état d’homme. Il travaille sur l’analogie entre la peinture et l’organisme, la peinture et la peau, et ça marche. En effet, de plus près, on peut remarquer une grande ressemblance entre les plis de la peinture avec la peau des mains flétries et ridées d’une personne âgée. Il joue et s’intéresse aux défauts de la peinture, d’où les coulures, les diverses épaisseurs, les plis et ridules. Ces coulures rectilignes donnent du rythme aux tableaux. Le rythme s’achève par cette agglutination de peinture sous formes de masse ou d’une flaque. Cette dégoulinure rompt avec le côté très cadré de l’œuvre et fait toute la différence. Tant la finalité de l’œuvre que ses détails tels que les couleurs et les épaisseurs forment un art à la fois original et réellement esthétique.
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Stranger by Green – Yann Gerstberger
Petit week-end sur Rennes, j’en profite pour faire un tour à la galerie 40m2 qui célèbre l’exposition Stranger by Green de Yann Gerstberger, un artiste travaillant et vivant à Marseille. Son travail est la combinaison de divers matériaux très hétéroclites allant de la mâchoire de baleine au banc de musculation en passant par du bambou, des statuettes du Mali, des tissus… Je décrirais son travail comme des essais d’alliance de matières, de formes et de couleurs. Les éléments de sculpture semblent presque mis bout à bout ou superposés sans logique. Seulement si l’on s’approche de ses œuvres de taille humaine on peut constater un travail sur les jeux d’équilibres, la recherche d’un univers et d’une ambiance. Je pense que l’on ne peut pas passer à côté du fait que ces sculptures qui regroupent des matériaux très hétérogènes nous rappellent un art tribal avec l’agencement de ces plumes, statuettes et roseaux. D’ailleurs Yann Gerstberger revendique « une filiation directe avec l’art brut, naïf, primitif… non occidentaux… ». Je trouve son art très intelligent, très réfléchi et j’ai pris plaisir à découvrir des sculptures qui nous rappellent un art exotique et culturel différent de notre monde occidental. Très ingénieux, on peut d’ailleurs noter que le titre de l’exposition est une anagramme de Yann Gerstberger.

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Bear & Rabbit on a Rock : une œuvre caractéristique

J’ai fait le choix de vous présenter cette sculpture de 190 x 270 x 130 cm réalisée en 1992 qui je trouve est très représentative du travail de Paul Mccarthy. Totalement provocante, un tantinet grivoise, la sculpture Bear & Rabbit on a Rock brise le mythe de Waltdisney, ce monde parfait et onirique. Ce monde parfait qu’est Disneyland intéresse tout particulièrement Paul Mccarthy. Il questionne la nature humaine, le côté pervers et fantasmatique de l’homme. Ce monde angélique n’existe pas et il veut le montrer. Il dénonce l'influence des émissions de télévision pour enfants, des univers faussement parfaits. L’artiste transforme ce monde merveilleux en baisodrome interdit aux enfants. Il dira lui-même : « Disneyland m’intéresse à plein de niveaux … c’est un monde artificiel en vase clos, un monde faussement parfait et fermé. » Image troublante et contradictoire avec ces gigantesque mascottes attendrissantes en fourrure en train de copuler !
Dans le même genre, il y a Spaghetti Man ce mignon lapin au pénis tellement long qu’il s’entortille par terre.
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28.10.2011
Petit point sur Le Body Art

Le Body Art (appelé aussi Art corporel) est indissociablement lié au travail de Paul McCarthy. En effet, pour ceux ou celles qui l’ignorent, le body art réunit des artistes qui travaillent avec le corps au cours de happenings ou de « performances ». Le body art rompt de façon radicale avec les tendances du monde de l’art de l’époque. Durant la période fondatrice, comprise entre le début des années 1960 et la fin des années 1970, le corps apparaît fréquemment dans des mises en scène de mutilation et de souffrance. Dans la vidéo Painting, Wall Whip (1974), McCarthy peint avec son visage ( déguisé) , s’enduisant le corps de peinture, de ketchup, de mayonnaise et d’excréments. Véritablement repoussant, l’artiste joue au-delà des limites, des siennes, mais aussi des nôtres. Cette exploration de la peinture par le corps me rappelle les œuvres de la série Anthropométrie d’Yves Klein. Bien que la vidéo de Paul Mccarthy soit plus théâtrale et plus excentrique, le concept est semblable.
Il est vrai que le body Art peut choquer, surprendre voir être déplaisant à regarder mais l’art corporel n’a pas comme unique but d’être esthétique. Il explore entre autre la douleur, tente, secoue les esprits, mène aux questionnements intérieurs et bouleverse.
Je vous conseille de jeter un coup d’œil sur le travail en lien avec l’Art corporel de Gina Pane, des actionnistes viennois, Orlan et de Martthew Barney.
Pour voir la vidéo de Paul Mccarthy http://www.blogg.org/blog-56679-billet-painter_by_paul_mccarthy_-1308847.html
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27.10.2011
Déconstruction de Eden Morfaux
C’est en entendant à la radio la présentation d’une réalisation devant l’école des beaux arts à Nantes que j’ai eu l’envie d’y faire un saut. Il s’agit de « Déconstruction », une oeuvre de Eden Morfaux. Né en 1977, il vit et travaille à Paris, cet Artiste chercheur est Membre du groupe de recherche Abstraction avec Jean-Gabriel Coignet, Claire-Jeanne Jézéquel et Pierre Mabille de Nantes . C’est donc avec satisfaction et au grand plaisir de ma petite soeur qui pouvait monter à sa guise au sommet de la tour, que j’ai découverte cette œuvre.
Il s’agit d’une sculpture de plus de 6 mètres qui se présente comme un lieu à fréquenter mais aussi comme une forme à contempler avec ces jeux de lumière .Avec le choix de préférer la place extérieure à l’espace de la galerie, Eden Morfaux nous place face à l’environnement de l’œuvre.
J’ai vraiment apprécié, l’intrusion de ce bloc blanc dans l’environnement. La couleur, l’oeuvre monumentale et son emplacement se répondent et participent à la création d’une œuvre originale et esthétique. Blanc mat, couleur de pureté, de légèreté, d’innocence et de paix rappelant aussi la sainteté et la quiétude est remarquable. En levant la tête, nos yeux distinguent cette masse blanche sur ce ciel bleu. Le travail d’Eden Morfaux invite à l’expérience et à la confrontation. Il cherche à montrer comment l’architecture conditionne les relations entre les individus. Souvent inspiré des formes minimales et abstraites, son travail acquiert une autonomie esthétique et formelle. Je trouve que la conception de son œuvre répond bien à ses questionnements intérieurs ainsi que les concepts qu’il souhaite mettre en avant à savoir crée un espace avec une forte charge symbolique et spirituelle. Jeu sur l’environnement, l’architecture, la symbolique par les couleurs et matériaux, je trouve cette sculpture très réussie tant esthétiquement que sur le fond.
Faites donc un petit tour sur son site pour découvrir d’autres de ses réalisations : http://www.edenmorfaux.com/

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« J’ai toujours voulu faire une sculpture sociale » Philip Gotze
Durant près d’un mois a eu lieu à la galerie Espace Diderot à Rezé la première exposition personnelle d’un artiste et sculpteur allemand Philip Gotze. Après avoir étudié la philosophie, le design et l’art auprès de Tobias Rehberger (artiste contemporain connu en Allemagne) , Philip Gotze contribue à la fondation du groupe KVM.
Décrit comme des œuvres environnementales, représentant des réalités virtuelles ou utopiques, ces sculptures confrontent l’esthétique de l’objet industriel à celle de l’objet « free made » dont la main de l’artiste assume les finitions. Il travaille sur un jeu d'optique de grande dimension, un entrelacement de courbes, lignes droites, couleurs et lumière. J’ai apprécié les petits écarts de peinture à certains endroits, donnant un peu de vie à l’œuvre. J’aime aussi l’utilisation de différents matériaux dont le plexiglas miroir qui rend le spectateur participant à l’œuvre ou le plexiglas transparent joue avec les reflets de lumière. De plus, le cadre dans lequel se présentait l’exposition était très favorable. En effet, dans un noir profond aux lumières diffusent, ces œuvres ressortaient et paraissaient gracieuses. Vous présenter mes ressentis à propos de cette exposition n’est pas évident ni vous transmettre mes pensées à son sujet. En effet, sans pour autant critiquer le travail de l’artiste qui je trouve est esthétiquement beau, je n’ai pas ressenti ce petit quelque chose qui nous choque, émeut, bouleverse ou questionne.
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Georges : Marché des créateurs
Ce week-end au LU se déroulait un marché où une cinquantaine de créateurs et d’illustrateurs investissaient les lieux. En manque d’inspirations, besoin de nouveautés, de nouvelles idées, c’était l’endroit idéal pour découvrir de nouveaux talents et apprécier différents styles et personnalités. Petit tour sur les stands, en tant que grande consommatrice de créations originales, je peux vous garantir une joie toute particulière en découvrant ces objets aussi diversifiés qu’uniques. Sortie du Lu avec une petite quinzaine de cartes de visites, je file par curiosité faire un tour sur les sites Internet pour voir d’autres de leurs réalisations. Parmi les nombreux stands j’ai particulièrement apprécié le décalage entre le choix du matériaux et le choix de l’objet du créateur James Lassey et les accessoires en scoubidous jouant sur la transgression, la gourmandise (rappel aux réglisses ) et la féminité de Dentelles gourmandes.
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Un chien Andalou : Luis Bunel et Salvador Dali
Associé le talent d’un des meilleurs cinéastes du XXème Luis Bunel à celui d’un des peintres les plus connus et mémorables du surréalisme Salvador Dali pour obtenir un court métrage à la fois absurde et délirant représentatif du surréalisme pur : Un chien andalou.
Je ne m’attarderai pas à tenter de vous donner une interprétation ou une explication de ce court métrage aussi loufoque que fou, truffé d’images obscures et névrotiques. D’ailleurs pourquoi faudrait il toujours chercher à comprendre le sens d’un film, d’une œuvre ou d’une phrase ? Ne faut il pas seulement être bouleversé, choqué ou troublé pour le garder en mémoire ? Porté sur la psychanalyse nous rappelant Freud, Un chien andalou se compose d’une succession de rêves mit bout à bout. Pour vous donner un avant goût sachez que le scénario commence par l’image du réalisateur lui même sectionnant avec un rasoir l’oeil d’une jeune femme. Image ahurissante pour un film datant de 1929. Il se poursuit sur la surprenante apparition de fourmis que l’on retrouve d’ailleurs souvent dans les tableaux de Dali ( « persistance de la mémoire »(1931)) … Ici, la notion du temps est perturbé, il n’y a plus de logique. On peut y déceler un grand intérêt à la névrose, à l’inconscient, au côté sombre et inquiétant de chaque homme. Mais aussi l’image de la perversité et de la criminalité , notre soi libéré de la raison, nos pulsions dissimulées, notre folie … On peut noté une conception subtile de signes qui se superpose pour amener le spectateur dans l’univers de ces deux hommes . On traite des fantasmes et des pulsions de l’homme sans tabous. Le court métrage se termine, on a partagé une partie de leur intimité, de leur côté sombre et pervers. Remplis d’interrogations et d’incompréhensions, on retourne dans notre réalité où nos vices et côtés sombres se dévoilent seulement dans nos rêves.
Je vous conseille pour plus d’explication : http://eoran.com/unchienandalou/francais/index.php et un autre film naissant de cet même collaboration : L’age d’or :
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11.10.2011
"C’est plus difficile d’être subversif aujourd’hui." Paul Mc Carthy
Longtemps considéré comme un jeune artiste sulfureux et marginal, Paul Mccarthy est aujourd’hui devenu un artiste et performeur aux multiples facettes de grande notoriété.
Né au lendemain de la seconde guerre mondiale en 1945 à Salt Lake City, il grandit dans l’Utah (Ouest des Etats-Unis) un état très conservateur où il est confronté aux rythmes des Mormons. Après avoir apprit l’art à l’université de l’Utah et suivit des cours d’art, de cinéma et de vidéo, il étudie au San francisco Art Institute. Influencé, entre autres, par la culture pop, le body art, les actionnistes viennois , Yves Klein et Allan Kaprow, il rêvait et rêve encore de faire des films et des oeuvres expérimentales évoquant certains problèmes de notre société. Ses provocations lui ouvrent les portes des plus grands musées. Aujourd’hui, parallèlement à ces activités, il enseigne depuis presque 30ans à l’université de Californie à Los Angeles. (Quelle chance de l’avoir pour professeur !)
Centré sur les thèmes du corps, de la répression, de la violence physique et du dysfonctionnement psychique, il travaille avec une quantité de médias différents pour explorer les côtés sombres de la société américaine et plus globalement ceux de l’homme. Usant tant de la vidéo que de la performance, de l’installation ou de la photographie, il teste ses propres limites émotionnelles et celles des spectateurs avec des oeuvres souvent agressives et sexuellement explicites. Entre burlesque et frayeur, il transforme le monde merveilleux de Walt Disney en jardin des enfers interdit aux mineurs. Entre frayeur et salace, il utilise sans lésiner liquides symbolisant les excréments, la sueur, le sang tout en s'enfonçant la tête d'une poupée Barbie dans le derrière…
Quel plaisir de vous parler de ce performeur et de découvrir jour après jour un artiste hors normes bousculant le bon goût et la morale ! Eveillant en nous différentes émotions entre dégoût, surprise, fascination et questionnement, voilà maintenant plus de 50 ans que cet artiste nous surprend et nous dévoile notre monde d’une façon de plus en plus sombre et loufoque d’une certaine façon tellement réaliste.
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Oliver David Havana Moon :
Du 1er au 30 octobre se déroulait au FRAC une exposition d’un artiste nantais Olivier David. Il s’agit d’une présentation de trois vidéos qui sont l’expérimentation de montages vidéo, de combinaisons photographiques, d’images de synthèses de sons captés, empruntés ou fabriqués.
C’est donc avec curiosité que je suis allée au frac découvrir cette œuvre d’un artiste qui m’était inconnu. Au premier abord, j’ai été déçu par les vidéos qui me semblaient très répétitives mais c’est en restant devant à écouter la bande son que j’ai été subjuguée et captivée. Les sons m’ont fascinés et sont inséparables de l’image. Il n’y a pas d’histoire, il n’y a pas de mots, le spectateur face aux vidéos est laissé seul avec son imagination. En ce qui me concerne, j’y ai vu la destruction, la fin du monde, une mélancolie profonde, une vision noire qui remet en cause notre bonheur certain. Trop expérimental à mon goût, je préfère les œuvres bouleversant d’avantage mon coeur que mon cerveau.
Très lointain des instantanées de Nan Goldin,et plus contemporains, ces deux œuvres n’ont rien à voir et sont incomparables.
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ZOOM sur Anish Kapoor
Anish kapoor est un sculpteur, scénographe et plasticien contemporain britannique né en Inde en 1954. Jouant sur la matière et l’espace, il bénéficie d'une popularité internationale.
Vous dire que je trouve la totalité de ces œuvres attirantes serait vous mentir mais je ne peux pas nier que je les trouve captivantes par leurs monumentalités, leurs matières et leurs messages.
J’ai fait le choix de vous présenter, entre autres, cette installation monumentale « Svayambh » que j’ai vu il y a 4 ans au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Je me souviens bien de ce bloc de cire couleur sang glissant à travers le musée.
J’avais aperçu cette seconde installation «Cloud Gate» dans un film mais j’en ignorais jusqu’à aujourd’hui l’artiste. Je trouve cette sculpture très belle mais sa situation (dans le Millennium Park à Chicago) la rend d’autant plus intéressante.
Mais je pourrais aussi vous parler d’« Ascension », « Sky Mirror », « Marsyas » …
Ne pouvant vous présenter qu’un léger panel d’œuvre d’Anish Kapoor, je vous conseille de visiter son site : http://www.anishkapoor.com/
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01.10.2011
Un peu d'Artnalyse
Je vais tenter de faire de cette rubrique que l’on pourrait qualifier d’un peu « bateau », une vision inédite et pourtant nécessaire pour comprendre une œuvre, un artiste ou même un mouvement artistique. En effet, nous allons, ici décrire, analyser et tenter de déceler les secrets de tableaux, d’installations ou de performances. Nous verrons donc des œuvres tellement connus qu’elles peuvent sembler rébarbatives, des réalisations méconnues mais qui gagneraient à se faire connaître mais aussi des œuvres aux tendances loufoques, subversives, salaces ou indécentes. Je vous présenterais ma vision personnelle de ces œuvres que j’aime, où que je déteste, qui me touche ou me choque mais dans tous les cas ne me laissent pas impassible.
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“La photographie a sauvé ma vie. ” Nan Goldin

C’est avec une grande excitation que je rédige ce premier article concernant mes visites ! Bus ligne 4… Arrêt Duchesse Anne … Direction le Lieu Unique pour découvrir cette 15ème édition photographique nantaise portant sur le sujet À la vie, à la mort. C’est tout particulièrement sur le travail de Nan Goldin et de sa Ballad of Sexual Dependency, que je vais vous parler.
Mais avant, faisons un bref tour d’horizon sur cette artiste talentueuse. Nan Goldin âgée de 58 ans est une photographe américaine. Issue d’une famille d’intellectuels progressistes, elle quitte temporairement le système scolaire à l’adolescence bouleversée par le suicide de sa sœur. Elle rencontre le photographe David Armstrong qui devient drag queen et lui permet de côtoyer ce milieu très marginalisé qu'elle photographiera tout au long de sa vie. Goldin a avant tout le désir de photographier la vie telle qu'elle est, sans censure, le sida, la drogue et le sexe sont traités sans tabou. Elle considère la photographie comme le moyen idéal pour conserver des traces de vie, permettant ainsi de faire naître une deuxième mémoire. En 1978, Nan Goldincommence à réaliser son œuvre la plus célèbre intitulée "The Ballad of sexual dependency" une série de photographies traitée comme un journal intime visuel qui lui donnera une envergure internationale.
Installée au premier rang dans cette petite salle au premier étage du LU, je découvre une œuvre à laquelle je ne m’attendais pas. En effet, ayant fait quelques petites recherches préliminaires je m’attendais à une série photographique certes mais avec beaucoup moins de subtilité, de pudeur et d’émotions. Les mots ne suffisent pas pour décrire cette œuvre. Bluffée et bouleversée seraient les termes auxquels j’y associerais mon état d’esprit en sortant de cette exposition. On s’attache à ces personnes, on partage une partie de leurs intimités, leurs moments de joie mais aussi de difficulté, leurs vies sexuelles, leurs addictions et leurs drames. Les sujets nous regardent, nous communiquent leurs maux. Traités sans tabou et sous diverses séquences, ces instantanés témoignent d’une Amérique plutôt noire sans vulgarité. La série présentant les femmes dont Nan Goldin aux visages et corps battus m’affecte encore. D’un point de vue plus objectif, le travail sur les sonorités est très intéressant. En effet, le choix des musiques ne s’est pas fait de manière anodine et donne une intensité encore plus forte aux portraits si naturels. De plus, on ne peut rester qu’admiratif devant le talent de la photographe, ces portraits aux plus proches du sujet présentent un jeu de lumière et d’obscurité stupéfiant traduisant bien une atmosphère spécifique. Très poétique, ce slide-show va au-delà des préjugés sexuels et sociaux pour éclairer les recoins de la culture contemporaine. Mais je ne vous en dit pas plus et vous laisse le plaisir de découvrir à votre tour ce chef d’œuvre new yorkais.
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La mort de Richard Hamilton

C’est avec l’annonce d’une bien triste nouvelle que je commence ce blog. En effet, Richard Hamilton, un des fondateurs du pop art britannique nous a quitté le 13 septembre dernier. Né en 1922, il participe en 1956 avec ce collage à l'exposition qui marque la fondation du pop art britannique : "This is tomorrow" à la Whitechapel Art Gallery. Au terme de Pop art, nous sommes poussés à y associer automatiquement le nom d’Andy Warhol seulement ce collage réalisé 5 ans avant les fameux Campbell's Soup Cans d’Andy Warhol est désigné comme l’œuvre fondatrice de ce mouvement. Plus tard, Richard Hamilton se rend aux Etats-Unis où il collabore avec le célèbre initiateur d’art contemporain Marcel Duchamp. Il devient ami avec Paul McCartney et produit la couverture et les affiches pour le « White Album » des Beatles. Son propos souvent corrosif, dénonce le style publicitaire de la société de consommation et son inanité.
Outre l’importance de cet homme avec l’histoire du pop art, j’ai jugé nécessaire de vous présenter cette œuvre importante. Souvent méconnu, je trouve ce collage questionnant la consommation de masse très intéressant. En effet, les deux personnages aux corps parfaits, l’importance de symboles de la société de consommation et de la culture populaire industrielle( logo ford…) témoignent bien de l'influence que peuvent avoir la publicit", les magazines, les bandes dessinées et la télévision, sur nos décisions de consommateurs.
Seulement, voici plus de 50 ans que ce collage a été réalisé et il est toujours d’actualité. C’est en partie pour cette raison, que je vous le présente. En effet, les oeuvres qui dévoilent une réalité inavouée et qui interrogent notre monde et notre société ont beaucoup d’impact sur moi.
Pour en savoir plus sur le Pop Art : http://www.le-pop-art.com/
19:05 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Artualités et Artventures
Outres, les actualités artistiques telle que l’ouverture de la biennale de Lyon qui a lieu en ce moment même, je vais aussi partager avec vous dans cette rubrique mes points de vue et impressions sur des expositions auxquelles je participerais. En effet, Nantes et ses environs proposent de nombreuses galeries, musées, châteaux et cathédrales où je me suis promise d’aller durant ces prochaines semaines !
18:55 Publié dans Artualités et Artventures | Commentaires (0)
Avant goût

C'est donc au départ par pure curiosité que j’ai tapé Paul Mc Carthy sur Internet. Ne le connaissant pas, imaginez ma surprise lorsque j’ai pu découvrir ces œuvres plutôt inattendues et fortuites telles que Painting, Wall Whip (1974) ; Mechanical Pig (2005) ou encore Complex Shit (2008).
En poursuivant mes recherches, ma surprise s’est accentuée lorsque j’ai découvert l’âge de cet artiste aux tendances révolutionnaires. En effet, né en 1945 aux États-Unis, il a aujourd’hui 66 ans et l’on imagine très mal nos parents ou encore nos grands parents réaliser des installations aussi subversives que l'ancien président américain Georges W Bush sodomisant des cochons ! C’est pourquoi avant de vous dévoiler ces œuvres et performances, je vais vous présenter l’homme et l’artiste.
18:24 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Et plus si artfinité
C’est dans cette rubrique nommée « et plus si artfinité » que je vais vous faire découvrir, sous toutes les coutures, un artiste américain qui a ébranlé,et ébranle encore, les normes et mentalités : Paul Mc Carthy. Il occupe aujourd'hui une place centrale sur la scène artistique contemporaine et s'est imposé comme l'un des artistes les plus influents dans le domaine de la performance.
Une rubrique portant exclusivement sur un artiste, cela peut sembler démesuré mais je tenais à vous parler de ce rebelle et de ses œuvres, que l’on aime ou que l’on n’aime pas, mais qui, une chose est sure, ne laisse pas indifférent.
Gare aux chastes, aux âmes sensibles et à la retenue, laissez vous transporter dans l’univers décalé et grivois de ce performeur hors du commun !
18:20 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
