30.01.2012
Paul Mc Carthy, Quarante ans d’art
Petite envie de vous en montrer plus, toujours plus sur son travail, découvrez cette succession de photographies vous présentant des œuvres en tous genres ! Je vous laisse apprécier et partager l’univers de cet artiste qui je l’espère vous aura étonné, dégoûté, choqué et même bluffé mais en tout cas fait réagir dans ses prestations. Retour sur plus de quarante années de productions, multipliants les moyens d’expressions, matériaux, thèmes…*
Paul McCarthy, Grand Pop 1977, Los Angeles California, 1977

Paul McCarthy, Bossy Burger, 1991
Paul McCarthy Cultural Gothic, 1992
Paul McCarthy, MoCA Man, 1992
Paul McCarthy , Appearance of Innocence , 1994

Paul McCarthy, Boy, 1994
Paul McCarthy, Tomato Head, 1994 D. Daskalopoulos Collection

Paul McCarthy, Masks, 1994
Paul McCarthy, Bunkhouse, 1996
Paul McCarthy, Apple Heads on Swiss Cheese , 1997
Paul McCarthy, Michael Jackson , 2001

Paul McCarthy, Gray Ghost, 2001

Paul McCarthy, Caribbean Pirates, 2001-05

Paul McCarthy, Dick Eye , 2002
Paul McCarthy, Jack , 2002

Paul McCarthy Blockhead 2003, Tate Modern, London
Paul McCarthy , Gold butter dog 1, 2003

Paul McCarthy, Billy Club, 2005

Paul McCarthy , Brancusi Tree (gold), 2007

Paul McCarthy, Santa Butt Plug, 2007

Paul McCarthy, Apple Tree bo Apple Tree Girl, 2010
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Colaboration Paul McCarthy et Mike Kelley.

Mike Kelley & Paul McCarthy, Secession, 1998 ,Photo de Jan Madsen
A partir de 1996, McCarthy collabore avec Mike Kelley . Ils réalisent ensemble des performances, des installations et des projets multimédias qui donne lieu à « Sod and Sodie Sock Comp O.S.O. » en 1998 par exemple.
Né en 1954 à Wayne, Mike Kelley est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes de l’art contemporain.Tout comme Paul McCrthy, il multiplie les formes d’expression : performance, danse, théâtre, cinéma, vidéo, musique... Il travaille avec des animaux empaillés, des bannières et des tapis, mais aussi des dessins et divers objets.
« Sod and Sodie Sock Comp O.S.O. » présente des images choquante et de régression utilisées comme outils de réflexion sur la société en générale, nord-américaine en particulier.
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27.01.2012
Paul McCarthy renouvelle Henry Moore
« Henry Moore, Bound to fail » est une sculpture réalisée en 2004 par Paul McCarthy. Henry Spencer Moore, né en 1898 et mort en 1986, était un sculpteur britannique. La forme récurrente dans son œuvre est la silhouette étendue et percée que l’on retrouve dans cette œuvre de Paul McCarthy. La statue renvoie donc non seulement dans sa forme à Henry Moore mais aussi dans le lieu où elle est exposée à Londres. En effet, elle est placée juste en face de la sculpture d’Henri Moore. Il est vrai que l’on a du mal à retrouver l’humour sarcastique et le côté provocateur de notre artiste dans cette œuvre toute en rondeurs et douceur. Mais , en réalité , il reprend juste sa première sculpture en plâtre, Henry Moore bound to fail réalisé en 1959 .
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Paul McCarthy : Homme aux multiples talents
Au-delà de ses talents de performeur et d’artiste créateur d’œuvre d’art, Paul Mccarthy dessine. On savait qu’à partir de 1969, McCarthy a suivit des cours de peinture à l’Art Institut de San Francisco et qu’il a commencé sa carrière en peignant mais l’on ignorait ses dessins. Il a même exposé ses dessins dans une exposition à New Yoek intitulée White Snow . Vous y reconnaîtrez sans doute les grands figures de Disney. Je vous laisse donc découvrir ces petits croquis de recherches et dessins très intéressants.

Paul McCarthy GAP, 2009. 325,1X292,1 cm , New York. 





Dessins , exposition White Snow , 2009
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Ironie, dérision, caricature sont les maîtres mots de Paul Mac Carthy.

C’est en 1997 que Paul Mc carthy réalise Michael Jackson and bubbles. Cette reproduction d’une des plus grandes célébrité du monde et de son singe vous rappel quelques chose ? Evidement l’œuvre de ce même nom Michael Jackson and bubbles de Jeff Koons. Est-ce innocent ? Bien sur que non, avec Paul McCarthy tout est prémédité, réfléchi et calculé. Il réalise ici une caricature à la fois de Michael Jackson mais aussi de la sculpture de Jeff Koons en agrandissant les dimensions de la tête, des mains ou des pieds. En formant ce personnage disproportionné, Paul Mccarthy perverti les éléments culturels et les mythes américains.
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Bush : Figure emblématique du travail de Paul Mccarthy
Parmi les œuvres les plus provocantes de son travail, celle qui touche l’ancien président américain Bush atteint un très bon score ! Œuvre plutôt cinglante et grinçante, vive la liberté d’expression !
Gros plan et dérision de la société américaine, il réalise ici une mécanique complexe présentant l'ancien président des Etats-Unis pénétrant (avec le petit déhanchement) des cochons, et ce deux fois. Intitulé Mechanical Bush Pig, il lui aura fallu six ans pour l’aboutir (2003-2009). S’articulant d’une façon très sexuelle, Paul McCarthy flirte avec le trash et choque. Que cet œuvre vous choque, soit, ce que l’on ne peut pas reprocher à l’auteur, c’est sa franchise. Paul McCarthy est explicite, il va droit au but. Pas de détournement lorsqu’il critique, il ose sans aucunes limites. Il partage une fois de plus avec son public son sens de la provocation, de l'humour et de l'ironie féroce.
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Une étude approfondie de forme.
Le travail artistique de Paul Mccarthy a beaucoup évolué. Au départ, il remplace ses peintures par des performances puis ses performances par des sculptures mécaniques. Mais il ne s’arrête pas là, à côté de ça il réalise des sculptures aux formes répétitives. On pourrait se demander pourquoi le travail de Paul Mccarthy fait souvent appel à des sources d’inspiration récurrentes: Bush, les plugs, les cochons … En réalité, il passe son temps à étudié une forme, la déconstruire, la reformer et même lorsque son étude semble fini il continu car il fait avancer sa pièce. La forme est en évolution permanente. Dans cette mécanique datant de 2005 intitulée mechanical Pig, Paul McCarthy réalise d’une façon très réaliste un cochon ( sujet que l’on peut retrouver dans Pig Island par exemple ) qui respire.
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16.01.2012
Spagetti Man, 1993
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07.01.2012
Chair with butt plug : humour et provoc’
Une grande dose d’humour associée à un esprit un tantinet provocateur et salace et l’on obtient ces œuvres de Paul Mc Carthy qui nous font sourire mais à en choquer nos grand mères. Dans "Chair with butt plug" de 1978, on y retrouve tout l’esprit décalé de son auteur. A sa manière Paul Mccarthy, réalise ici un assemblage de deux objets existants pour créer une œuvre d’art surprenante : une chaise surmontée d’un plug. De quoi donner une petite envie de s’asseoir à son public!
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08.12.2011
Le ketchup : plus qu’un condiment
En plus de l’abus du ketchup dans ses œuvres, Paul McCarthy met en avant ce condiment, réflexion de la société américaine. La bouteille de ketchup est l’un des objets récurrents dans le travail de Paul McCarthy. On peut le remarquer dans « Daddies Tomato Ketchup » (taille réelle) de 1992 ou (gonflable) réalisé en 2007 et dans « Sandwich ketchup » de 1970. Ainsi, on croise cette fameuse bouteille comme une œuvre d’art publicitaire à la manière des boîtes de soupes Campbell's chez Warhol, ou comme représentation surdimensionnée dans le style de Claes Oldenburg avec « Corridor Pin » ou de «Chothes Pin ». Mais aussi dans des œuvres aussi étranges que« Sandwich ketchup » représentant une superposition de plaque de verre séparée par une couche de ketchup.

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Chocolate Santa 2007 : Idée cadeau de Noël
En cette période de Noël, j’ai eu envie de vous présenter une œuvre goûtée de notre artiste. Ce chocolat représentant le père noël tenant dans ses mains un plug (jouet sexuel destiné à être mis dans l’anus) était réalisé durant la période de Noël 2007 par l’entreprise Peter Paul Chocolates LCC suite à la demande de Mccarthy. Bourré de cynisme et de sarcasme, Paul Mccarthy s’en prend une fois de plus aux héros des enfants avec ici le Père Noël : symbole de l’innocence enfantine. Au-delà de cette réalisation qui peut nous faire sourire, Paul Mccarthy soulève encore les questions sur l’économie de l’art. Avec « chocolate Sant », Mccarthy rompt volontairement les frontières entre l’art et le commerce. Comme Duchamps et son ready-made, Paul Mccarthy n’est pas producteur de son œuvre juste l’initiateur. En cette période de l’année, apogée de la consommation, Paul Mccarthy parodie une fois de plus la société de masse avec tout l’humour qui lui est propre. Et si l’on réfléchissait aussi aux charges symboliques que donne l’artiste aux aliments. Ketchup pour le sanf, mayo pour le sperm. Généralement assimilé au fluide corporel, que devons nous penser devant cet emploi du chocolat ?
Il a aussi réalisé ce père Noel avec son plug en bronze noire patiné mesurant plus de 6 mètres et présenté à Roterdam, un peu comme ces oeuvres gigantesques de Jeff Koons.
Joyeux Noël … et Bon appétit
20:42 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
28.11.2011
Complex shit , 2007 : une bouse controversée.
Complex shit est une monumentale crotte de chien gonflable haute de 15 mètres réalisée en 2007. Elle fut temporairement exposée au Zentrum Paul Klee en Suisses . Ironie du sort la crotte sensée être solidement ancrée dans le sol s’est envolée à la suite d’une tempête pour retomber 180 mètres plus loin dans la cour d'un foyer d'enfants.
Consternation ? Aberration ? Réflexion ? Certains pourront se demander en quoi une mer*e est une œuvre d’art puisqu’elle est tout l’antonyme de l’esthétisme. Mais je ne vais pas m’engager dans un long débat philosophique traitant sur l’art, son utilité et l’esthétique. Ce que je pense, et cela ne tient qu’à moi, c’est que l’art au-delà de son esthétisme permet à l’artiste de s’extérioriser. De plus, le beau n’a pas de référence universelle, il dépend des goûts et des couleurs. L’œuvre d’art n’est pas nécessairement esthétique, elle se doit d’interpeller et de faire réfléchir ses observateurs. Ici, Paul Mccarthy n’aurait il pas tenté de bousculer la définition même de l’œuvre d’art à la manière de Duchamp et son urinoir ? Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? De plus, si personne n’osait bousculer les codes et conventions de l’art, nous en serions encore aux œuvres moyenâgeuses. Ne faut-il pas bouleverser les codes pour explorer d’autres arts et nous questionner ? Faut-il fatalement prendre l’art au sérieux ? Ici et encore une fois, Paul Mccarthy nous permet de sourire voire même de rire devant l’art : chose rare.
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Paul Mccarthy : un deuxième Otto Muehl ?
Certains verront une similitude entre le travail de notre artiste Paul Mccarthy et cet actionniste viennois : Otto Muehl.
Mais qui est Otto Muehl ?
Cofondateur et membre important des actionnistes viennois, il est le premier artiste à avoir mis en scène l’acte sexuel. Son véritable objectif est la provocation. La doctrine d'Otto Muehl est que tout le mal vient de la "petite structure familiale" qu'il faut à tout prix casser. Son utopie joue contre lui, il est condamné à sept ans de prison pour « actes délictueux envers les mœurs » et non respect de la législation sur les drogues.
Certains idéaux sont semblables, ils ont la particularité de transformer les pulsions de l’homme en art. Ils traitent de notre côté sombre sans les tabous imposés par notre société. Ils parlent de sexe d’une façon libre et franche, ils critiquent la société qui embellie la vie et la fausse. Tous deux impliquent le corps dans leurs travaux et réalisent des performances. Tous deux jouent avec les aliments pour représenter le sperme ou le sang… Seulement d’autres points les divergent et les font évoluer dans des arts différents. Alors que Otto Muehl traite de l’acte sexuel entre l’homme et la femme, le travail de Paul Mccarthy est plus centré sur le pénis.
Personnellement, j’ai une préférence pour Paul Mccarthy qui reste plus décalé et qui a une approche plus parodique et humoristique du monde. Otto Muehl est comme la plupart des actionnistes viennois plus trash, trop cru, proche du gore. Le travail de Mccarthy est traité sans tabou mais d’une façon qui ne me repusse pas.
Pour en apprendre toujours plus je vous conseille : http://www.ubu.com/film/muehl.html

18:14 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Hot Dog, 1974 : Entre dégoût et éclat de rires

Souvent dans l’excès le travail de Paul Mac Carthy explore les limites de l’homme. Tendance scato et pervertique, il se met en scène et teste son organisme. Dans une performance intitulée Hot Dog de 1974, Paul Mccarthy se remplit la bouche de hot dog jusqu’à se faire vomir. Il utilise souvent le ketchup pour représenter le sang, la mayo pour le sperme, des saucisses pour les excréments. Le sexe et l'alimentation ne sont pas des sujets choisis au hasard simplement pour provoquer (bien qu’il adore ça), ils dénoncent la culture de masses. Dans cet œuvre on peut voir un lien avec l’engouement Mc Do. Avec une critique qui porte à la fois sur la domination du style Nord américain et donc de la standardisation des modes de vies mais aussi sur le côté néfaste de la bouffe Mc Do sur l’homme : l’obésité, l’ addiction de la junk food (malbouffe). Ici, Paul Mc Carthy pousse à l’extrême la critique en allant jusqu’au vomissement . Entre dégoût et éclat de rires, il partage avec son public sans limites sans frontières.
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02.11.2011
Bear & Rabbit on a Rock : une œuvre caractéristique

J’ai fait le choix de vous présenter cette sculpture de 190 x 270 x 130 cm réalisée en 1992 qui je trouve est très représentative du travail de Paul Mccarthy. Totalement provocante, un tantinet grivoise, la sculpture Bear & Rabbit on a Rock brise le mythe de Waltdisney, ce monde parfait et onirique. Ce monde parfait qu’est Disneyland intéresse tout particulièrement Paul Mccarthy. Il questionne la nature humaine, le côté pervers et fantasmatique de l’homme. Ce monde angélique n’existe pas et il veut le montrer. Il dénonce l'influence des émissions de télévision pour enfants, des univers faussement parfaits. L’artiste transforme ce monde merveilleux en baisodrome interdit aux enfants. Il dira lui-même : « Disneyland m’intéresse à plein de niveaux … c’est un monde artificiel en vase clos, un monde faussement parfait et fermé. » Image troublante et contradictoire avec ces gigantesque mascottes attendrissantes en fourrure en train de copuler !
Dans le même genre, il y a Spaghetti Man ce mignon lapin au pénis tellement long qu’il s’entortille par terre.
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28.10.2011
Petit point sur Le Body Art

Le Body Art (appelé aussi Art corporel) est indissociablement lié au travail de Paul McCarthy. En effet, pour ceux ou celles qui l’ignorent, le body art réunit des artistes qui travaillent avec le corps au cours de happenings ou de « performances ». Le body art rompt de façon radicale avec les tendances du monde de l’art de l’époque. Durant la période fondatrice, comprise entre le début des années 1960 et la fin des années 1970, le corps apparaît fréquemment dans des mises en scène de mutilation et de souffrance. Dans la vidéo Painting, Wall Whip (1974), McCarthy peint avec son visage ( déguisé) , s’enduisant le corps de peinture, de ketchup, de mayonnaise et d’excréments. Véritablement repoussant, l’artiste joue au-delà des limites, des siennes, mais aussi des nôtres. Cette exploration de la peinture par le corps me rappelle les œuvres de la série Anthropométrie d’Yves Klein. Bien que la vidéo de Paul Mccarthy soit plus théâtrale et plus excentrique, le concept est semblable.
Il est vrai que le body Art peut choquer, surprendre voir être déplaisant à regarder mais l’art corporel n’a pas comme unique but d’être esthétique. Il explore entre autre la douleur, tente, secoue les esprits, mène aux questionnements intérieurs et bouleverse.
Je vous conseille de jeter un coup d’œil sur le travail en lien avec l’Art corporel de Gina Pane, des actionnistes viennois, Orlan et de Martthew Barney.
Pour voir la vidéo de Paul Mccarthy http://www.blogg.org/blog-56679-billet-painter_by_paul_mccarthy_-1308847.html
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11.10.2011
"C’est plus difficile d’être subversif aujourd’hui." Paul Mc Carthy
Longtemps considéré comme un jeune artiste sulfureux et marginal, Paul Mccarthy est aujourd’hui devenu un artiste et performeur aux multiples facettes de grande notoriété.
Né au lendemain de la seconde guerre mondiale en 1945 à Salt Lake City, il grandit dans l’Utah (Ouest des Etats-Unis) un état très conservateur où il est confronté aux rythmes des Mormons. Après avoir apprit l’art à l’université de l’Utah et suivit des cours d’art, de cinéma et de vidéo, il étudie au San francisco Art Institute. Influencé, entre autres, par la culture pop, le body art, les actionnistes viennois , Yves Klein et Allan Kaprow, il rêvait et rêve encore de faire des films et des oeuvres expérimentales évoquant certains problèmes de notre société. Ses provocations lui ouvrent les portes des plus grands musées. Aujourd’hui, parallèlement à ces activités, il enseigne depuis presque 30ans à l’université de Californie à Los Angeles. (Quelle chance de l’avoir pour professeur !)
Centré sur les thèmes du corps, de la répression, de la violence physique et du dysfonctionnement psychique, il travaille avec une quantité de médias différents pour explorer les côtés sombres de la société américaine et plus globalement ceux de l’homme. Usant tant de la vidéo que de la performance, de l’installation ou de la photographie, il teste ses propres limites émotionnelles et celles des spectateurs avec des oeuvres souvent agressives et sexuellement explicites. Entre burlesque et frayeur, il transforme le monde merveilleux de Walt Disney en jardin des enfers interdit aux mineurs. Entre frayeur et salace, il utilise sans lésiner liquides symbolisant les excréments, la sueur, le sang tout en s'enfonçant la tête d'une poupée Barbie dans le derrière…
Quel plaisir de vous parler de ce performeur et de découvrir jour après jour un artiste hors normes bousculant le bon goût et la morale ! Eveillant en nous différentes émotions entre dégoût, surprise, fascination et questionnement, voilà maintenant plus de 50 ans que cet artiste nous surprend et nous dévoile notre monde d’une façon de plus en plus sombre et loufoque d’une certaine façon tellement réaliste.
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01.10.2011
Avant goût

C'est donc au départ par pure curiosité que j’ai tapé Paul Mc Carthy sur Internet. Ne le connaissant pas, imaginez ma surprise lorsque j’ai pu découvrir ces œuvres plutôt inattendues et fortuites telles que Painting, Wall Whip (1974) ; Mechanical Pig (2005) ou encore Complex Shit (2008).
En poursuivant mes recherches, ma surprise s’est accentuée lorsque j’ai découvert l’âge de cet artiste aux tendances révolutionnaires. En effet, né en 1945 aux États-Unis, il a aujourd’hui 66 ans et l’on imagine très mal nos parents ou encore nos grands parents réaliser des installations aussi subversives que l'ancien président américain Georges W Bush sodomisant des cochons ! C’est pourquoi avant de vous dévoiler ces œuvres et performances, je vais vous présenter l’homme et l’artiste.
18:24 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)
Et plus si artfinité
C’est dans cette rubrique nommée « et plus si artfinité » que je vais vous faire découvrir, sous toutes les coutures, un artiste américain qui a ébranlé,et ébranle encore, les normes et mentalités : Paul Mc Carthy. Il occupe aujourd'hui une place centrale sur la scène artistique contemporaine et s'est imposé comme l'un des artistes les plus influents dans le domaine de la performance.
Une rubrique portant exclusivement sur un artiste, cela peut sembler démesuré mais je tenais à vous parler de ce rebelle et de ses œuvres, que l’on aime ou que l’on n’aime pas, mais qui, une chose est sure, ne laisse pas indifférent.
Gare aux chastes, aux âmes sensibles et à la retenue, laissez vous transporter dans l’univers décalé et grivois de ce performeur hors du commun !
18:20 Publié dans Et plus si Arfinités | Commentaires (0)










